vendredi 21 décembre 2012

La fin de l'infographiste

L'infographiste est condamné à disparaître. Fonction hybride, plusieurs fois remaniées et toujours indéfinissable, l'infographiste est éclipsé par les métiers de l'information, du code et de la gestion de plates-formes numériques. Les armées de petites mains de l'industrie du papier sont progressivement remerciées, dissoutes dans l'économie numérique, supplantées par des robots assembleurs, des agents de renseignement et des bases de données. L'infographiste des années 90, le super-héros de la publication assistée par ordinateur, doit tirer sa révérence et céder la place aux webmasters, aux community managers, aux codeurs, aux blogueurs, aux datajournalistes... Son temps est révolu, ses outils lui échappent, son savoir est numérisé et transféré dans les banques d'images et de modèles. Comme d'autres métiers avant lui, l'infographiste doit accepter la mutation ou bien périr tel un esclave enseveli dans les fondations du monument.

mercredi 10 octobre 2012

Retour aux sources

Finalement, le principal problème de l'actualité numérique, c'est d'avoir de la nouveauté. Or, cela fait un bout de temps qu'il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil digital. L'édition rattrape lentement son retard, sans pour autant combler ses lacunes en termes de produits. Elle est semblable aux autres industries des médias qui ne savent toujours pas où donner de la tête, ni inventer de nouvelles pratiques culturelles adaptées à un nouveau public, ni faire feu des bricolages numériques des utilisateurs.

mardi 13 mars 2012

Les médias sociaux transforment la campagne électorale

La France est noyée dans la prochaine élection du président de la république. La campagne occupe tous les horizons médiatiques au point d'occulter les révolutions sanglantes, les crises économiques européennes et les guerres financières que se livrent les nations. L'engouement français pour l'élection présidentielle n'est pas nouveau mais la cuvée 2012 a quelque chose de particulier. En cinq ans, l'irruption des médias sociaux dans la communication politique est tout à fait spectaculaire...

vendredi 25 novembre 2011

Travailler sans ordinateur à l'heure des smartphones : l'entreprise a-t-elle encore besoin de postes de travail informatique ?

Dans moins de trois ans, le nombre de smartphones aura dépassé le nombre d'ordinateurs de bureau sur l'ensemble de la planète. Il est raisonnable de penser que le nombre de tablette tactiles connaîtra le même type de progression vis-à-vis de l'ordinateur portable dans un délai à peine plus long. Dans la perspective inéluctable de l'accroissement massif des dispositifs portables, le poste de travail fixe, localisé, attaché à des locaux commerciaux, est-il encore une nécessité ?

samedi 22 octobre 2011

L'adoption tardive des technologies : un trait de caractère bien français

On l'admettra difficilement : les entreprises françaises sont en retard d'un métro dans l'adoption des technologies disponibles en matière de communication. Il suffit de passer plusieurs mois à former et à coacher en entreprise ou tout simplement en animant quelques salons professionnels pour s'en rendre rapidement compte. Et quand elles ne sont pas en retard, ces mêmes entreprises peinent à tirer le meilleur parti des progrès techniques, et pas seulement dans le domaine de la communication et de l'information.


mercredi 18 mai 2011

Retards et incompréhensions dans le monde numérique

Couvrir un salon technologique est un exercice périlleux. Il remet en question les convictions personnelles et nous confronte au réel bien souvent très inférieur à nos attentes et nos espoirs.

mardi 16 novembre 2010

Le livre numérique, ça n'existe pas

Depuis plus de deux ans, le livre numérique est devenu un enjeu commercial majeur alors même qu'il ne représente qu'une fraction infime de la vente de livres dans le monde. A la faveur d'une confrontation économique entre géants américains, le livre numérique est sortit de sa jungle de formats et de standards divers pour devenir la nouvelle chimère du monde de la communication. Alors que peu de gens peuvent réellement dire ou plutôt définir les contours de ce que pourrait être le livre numérique dans les années qui viennent, l'objet conceptuel (ou le mot valise) enfle et prend une taille démesurée sans aucune sorte de réalité et encore moins de tangibilité. Car on est bien en peine de produire à ce jour un livre numérique qui ne soit ni un fichier PDF consultable en ligne, ni un flipbook numérique amélioré, pâle copie du papier et n'offrant rigoureusement aucun des avantages promis tant par les fabricants de logiciels que par les vendeurs de cartons. Bref, on se demande si le livre numérique existe vraiment ou s'il n'est que l'un des énièmes mirages produits par les petits génies du marketing numérique.

mercredi 22 septembre 2010

Alors ? Il est mort le web ?

Après une absence relativement longue en temps virtuel, me revoilà revenu. Depuis septembre 2009, l'actualité du livre numérique n'a pas beaucoup évolué, et le futur prometteur que nombre de chântres de la technologie salvatrice ont appelé de leurs vœux tarde encore à venir faire le ménage dans le marasme économique que nous ont laissé les banquiers et leurs casinos planétaires. Bref. Un an plus tard, au fil de brèves immersions, je dois me rendre à l'évidence que la frénésie du web social ne fait que masquer l'absence totale de mouvement social réel. C'est à la fois triste et logique. Les mouvements d'idées neuves sont rarement à la mode et très souvent retenus dans les ténèbres de la cave plutôt qu'exposés sur la terrasse.


lundi 10 mai 2010

L'infographiste se dissout dans le web

Pour une majorité de gens, l'irruption du web dans la vie courante reste circonscrite à des usages relativement mineurs qui s'ajoutent aux médias existants. Mais pour certaines populations professionnelles, l'émergence de la société numérique sonne la fin d'une époque. Cette société numérique, dont les contours restent flous, secoue le monde des médias traditionnels de convulsions diverses. Une grande part des secousses touche, voire révolutionne, les statuts des uns comme des autres, qui journaliste, qui technicien, qui opérateur, qui entrepreneur...

jeudi 11 mars 2010

Les logiciels d'arts graphiques serviront-ils encore à quelque chose ?

Le Web 2.0 s'installe chez le particulier en passant par la porte de l'ADSL, aussi bien qu'en pénétrant par la fenêtre de l'internet mobile et bientôt en descendant par la cheminée avec les tablettes tactiles multimédia. Quel que soit l'écran sur lequel il pose son regard, l'utilisateur est sans cesse sollicité, souvent sans même en prendre conscience. Il devient un acteur déterminant d'une économie en plein essor. Désormais, l'utilisateur n'est pas seulement inondé de messages écrits ou sonores, les images fixes ou animées envahissent les tuyaux de communication et fleurissent sur les écrans plats, les smartphones, les espaces publics. Tant les fournisseurs d'accès que les éditeurs de contenus rivalisent d'ingéniosité pour toucher le public, pour capter l'attention de l'utilisateur, pour influer sur les décisions d'achat, pour orienter les désirs et les envies, pour étendre le champs d'action du marketing.

vendredi 8 janvier 2010

La typographie, grande oubliée du (livre) numérique

2009, l'année noire pour l'édition, a vu se dessiner un paysage numérique nouveau à défaut d'être innovant. Si les éditeurs indépendants, les libraires les plus dynamiques et certains professionnels à l'avant garde du livre ont su tirer parti de cette métamorphose, les conglomérats du livre, souvent impliqués dans la presse et surtout dans la distribution ont souffert dans leur image de leur incapacité à proposer de nouvelles pistes pour l'avenir du livre.

mardi 1 décembre 2009

La fin du marketing, le retour de la propagande

Le marketing est mort...

dimanche 29 novembre 2009

Tendances prospectives pour le livre

Le modèle économique de l'édition repose sur la maîtrise du prix de vente et sur la distribution physique du livre. Par sa loi sur le prix unique du livre l'institution protège les intérêts des groupes de presse et d'édition. Par leur situation de monopole, une poignée d'opérateurs contrôlent parfaitement la distribution physique.
Trois innovations technologiques mettent en péril ce modèle :
— la transformation du circuit de distribution physique des livres,
— la dématérialisation de la lecture,
— le développement de moyens d'impression à la demande.

dimanche 22 novembre 2009

L'édition française est-elle encore soviétique ?

statues_flamboyantes1Antoine Gallimard vient de donner lors du Forum d'Avignon une interview au Figaro (le buzz média - Orange - Le Figaro) sur l'avenir du livre numérique. Encore une, dira-t-on. Mais cette fois, les termes employés par le patron de la prestigieuse maison d'édition rejoignent presque complètement les propos du patron de la maison Hachette, Arnaud Nourry, qui s'était prononcé quelques jours auparavant lors d'un petit déjeuner INA-Odéon. Les deux hommes, séparés par une barrière conceptuelle apparemment infranchissable, semblent étonnamment proches l'un de l'autre sur la question du livre numérique.